jeudi 26 novembre 2009
En passant...
Achik Pacha
extrait de "Paroles soufies des derviches anatoliens / textes présentés par Sylvia Lipa Lacarrière ; photographies de Sabrina et Roland Michaud. - Albin Michel jeunesse, 1996 (Carnets de sagesse)"
0 commentaires Libellés : Ceci n'est du prosélitisme
mercredi 18 novembre 2009
samedi 14 novembre 2009
Programme du Bar le 138
BAR « Le 138 »
prog 2009 au 138
Samedi 14 novembre – 20h30
LUCID ANN (pop)
SPEWMEN (rock)
LUCID ANN
"Lucid Ann est un combo de Angers qui envoie une pop couillu avec de superbes mélodies. Ces mecs ont une fibre anglaise dans les compos et le coté noisy nous fait regarder vers l'Amérique. Le groupe existe depuis 2003 et la sortie son premier album en distribution nationale date de fin 2007.
Changement de batteur en Mars 2008 et voilà Lucid Ann avec un nouveau set et de nouvelles compos! De quoi espérer une sortie d'album prévue pour 2010, il semblerait..."
SPEWMEN
Spewmen ont vu le jour à Nantes en 1984. De nombreux musiciens se sont croisés au sein de cette formation depuis ses origines. Le groupe a maintenant plus de 20 ans, et a atteint l'âge où tout est rock et insouciant. Mais nous continuons à œuvrer dans la même direction : des morceaux rock poussiéreux, avec quelques touches de garage et d'esprit punk, saupoudrés de mélodies accrocheuses. Grâce à toutes ces expériences et ces vécus musicaux, chacun apporte ses idées et son énergie dans cette seule quête que nous avons : vous faire vivre de bons concerts rock.
Vendredi 20 novembre – 21h00
SUBSONIC
Le pari était risqué, le projet ambitieux. Ne répondant à aucune demande commerciale mais bien à une véritable envie de repenser son répertoire dans une simple version acoustique. SUBSONIC réactive ses propres morceaux démontrant ainsi sa capacité à se renouveler
lundi 9 novembre 2009
vendredi 6 novembre 2009
Les Ogres de Barback viennent en Vendée le samedi 5 décembre en soutien
au festival "Le Chant de Foire".
Je vous laisse le lien pour ceux que cela intéresse :
http://lechantdefoire.free.fr/
Cela peut être une bonne soirée, donc
n'hésitez plus !
Bises à tous,
Eric
samedi 31 octobre 2009
lundi 26 octobre 2009
samedi 17 octobre 2009
vendredi 9 octobre 2009
histoire vraie
Ce dino-là lala aimait les chansons romantiques,
Il avait atteri dans mon jardin par une belle nuit
Depuis nous étions devenus amis,
Nous potagions
dégustions des tisanes
regardions pousser les tomates, et ça le f'sait marrer
Nous écoutions Armstrong aussi ( pas le cycliste cosmonaute, hein, le musicien ! )
et puis ce dino-là,
ce drôle de dinosau dîne au zoo nouveau,
et il a fait un élégant tour de salutation au-dessus de la maison
et il a disparu entre deux stratus
et il faisait temps gris
son rendez-vous avec Sébastiowski Dubroivitch,
approchait à grandes envolées,
alors il fallait y aller ! L'amitié n'attend pas
et il chantait ! ah qu'il chantait !!!
à c'qu'on dit...
2 commentaires Libellés : à c'qu'on dit...
samedi 3 octobre 2009
vendredi 25 septembre 2009
Ce petit garçon souhaite gagner la pointe de la Terre.
C’est qu’il y a l’océan, le vent, les maisons blanches et les falaises. C’est sans doute un régal !
Là-bas, bien au calme, des enfants jouent avec la douceur. A la fraîche, des enfants jouent au ballon dans les ruelles.
Le petit garçon a envie de ça lui aussi. Il demande à un monsieur comment faire pour s’y rendre.
Le garçon sort ses crayons de couleur. Il dessine la mer et la falaise qui se jette dans la mer. Il dessine un chemin qui va du village à la mer. Il met du blanc sur les maisons, du marron sur le sol, du soleil et du vent. Il fait un beau dessin.
Par les fenêtres du train, la lune joue à cache-cache avec les arbres. On longe des marais, des champs jaunes. Sur un sentier, il aperçoit quelqu’un qui fait du VTT. C’est bientôt la ville grise, rouge, pluvieuse. Puis de nouveau le train : des tunnels, des ponts. Des cailloux et des endroits déserts. C’est loin !
Enfin, le train entre en gare de la pointe de la Terre. Le petit garçon aperçoit, là-haut, des enfants avec un cerf-volant. Ses futurs compagnons !
Le contrôleur ressemble à un berger allemand. Le garçon lui montre son beau dessin. Le contrôleur aboie :
« Un dessin pour billet ? On n’a jamais vu ça ! Retournez sans plus tarder d’où vous venez ! C’est du n’importe quoi ! »
L’enfant n’est pas content. Mais, au retour, un homme mûr et sûr le remet sur les rails –si j’ose dire.
Le garçon sort son cahier de brouillon. Il invente une chanson où il met de la sieste, de la chaleur et même : deux chiens errants. Puis, à un balcon, il chante des fleurs, du linge qui sèche, des pas qui courent dans les ruelles. Il compose une musique avec le bruit des vagues et des mouettes, et un refrain avec les mots « cailloux », « terre » et « bleu ». C’est une jolie chanson.
Dans l’avion, il voit les maisons devenir des quartiers, et les quartiers des villes, et tout n’est bientôt plus qu’une toute petite maquette, gigantesque, avec les arbres qui sont de toutes petites boules vertes, les grands immeubles des boîtes d’allumettes et les lacs des flaques d’eau. Bientôt les nuages moutonnent au-dessous du garçon. Il est près du hublot.
L’avion se pose sur une piste isolée. On y surplombe la pointe de la Terre. Le garçon aperçoit, en contrebas, un âne tiré par trois enfants en maillot de bain. Etre pieds nus sur les chemins, se baigner, tirer un âne… ça donne envie !
Le contrôleur ressemble à un corbeau fripé. Le garçon lui offre sa chanson. Il a une voix claire et libre. Le contrôleur ne le laisse pas finir, il s’essuie le front avec un mouchoir noir et il croasse :
-Quoi ! Une chanson pour payer le trajet ! N’y comptez pas ! Et reprenez sans plus tarder votre place dans l’avion ! Vous et votre chanson, on va vous ramener d’où vous venez !
Le garçon est extrêmement déçu. Si près du but ! Or, de retour chez lui, une personne sage, de celle qu’on dit, c’est un mot compliqué, pragmatique, lui explique, bim bam boum, la marche à suivre.
Cette nuit-là, le garçon rêve qu’il court dans les rues poussiéreuses, jusqu’au port où un vieil homme l’emmène à la pêche tout le jour durant…
Alors comme le monsieur pragmatique a bonne réputation et qu’on dit de lui qu’il donne de bons conseils, le garçon se met à sculpter, d’abord le corps d’un enfant au torse fort, pieds nus, avec des yeux ronds et un short de footballeur. Puis un ballon et une vespa, et enfin un verre vide à la terrasse d’un café. Il prend beaucoup de plaisir à sculpter tout ça. Ce sont de belles sculptures.
Le voyage en voiture est fatigant. La route serpente, monte, se noie dans des vallées, des péages. Le garçon a la bougeotte. Il en a marre de ce chauffeur tranquille et docile.
Dans une station service, le chauffeur prend un café dans un gobelet en plastique. Le garçon n’en peut plus, et il a peur aussi. Il a envie d’être en train de pêcher avec son vieillard préféré, son vieillard sage et calme. Il n’en peut plus de cette ferraille, cet air conditionné, cette radio. Il ne remarque ni le paysage qui défile, ni les kilomètres au compteur. Il ne voit que les jours, les nuits, et les jours que ça dure.
Or, un jour, au loin se profile la pointe de la Terre. Le garçon retrouve sa bonne humeur. Son corps s’émoustille. Mais le chauffeur prend peu à peu des allures de rat. A une aire de repos, le garçon entrevoit, au loin, des femmes en train de vider des poissons, des poisson qui viennent d’être pêchés, encore tout frétillants ! Il a l’eau à la bouche. C’est la fin du voyage. Le rat ratine :
« Et tu comptes me payer, gentil garçon, avec quatre sculptures ?! Tu n’as donc rien compris ! Tu apprendras à te payer ma tête… en rentrant avec moi d’où nous venons ! »
Le jeune garçon –il est devenu jeune avec tous ces voyages– est totalement perdu. Il n’a plus de confiance. Les gens lui ont menti, des pieds jusqu’à la tête. Heureusement qu’un homme, un homme respectable, plein de justesse et de bon sens, de discernement, de retour au pays lui conseille ce qui suit :
« Si tu veux, si tu veux vraiment parvenir au village de la pointe de la Terre, alors prends le ferry ! Tu y seras demain, sans soucis, comme la marée qui chaque jour va, et se retire ! »
Le garçon imagine un poème :
« Si le vent est clément, si la mer ne m’absorbe,
Moi, Ulysse, gravirai
quoi ? Moi, Ulysse, seul,
etc. »
Mais ce n’est pas assez violent. Alors il créé un vrai poème d’aujourd’hui. Ce poème est dansant, sautillant, et en même temps il est solide. Le garçon le relit plusieurs fois. Il est très fier de lui.
Voici comment se déroule le voyage en ferry : c’est long de larguer les amarres, mais après plus personne pendant des jours, étoiles, nuages, écume, et notre ami toujours pieds nus sur le pont, sous le soleil, à regarder la ligne d’eau de l’horizon. Rien que la mer. Pendant des jours et des jours. C’est le chemin des écoliers !
Arrive la pointe. Débarquez. Sur le quai, des camions, des conteneurs, une criée. Ça a l’air si violent, et les maisons !
Mais non : le contrôleur, on dirait un croco ! Il montre ses crocs ! Le garçon se lance dans sa poésie. Il a une certaine énergie. C’est vraiment une bonne poésie. Mais le crocodile croquette que non, que c’est pas comme ça, que tiens celle-là on lui avait pas faite encore, elle manquait. Guère besoin qu’on lui explique au garçon.
Pauvre vieux ! Il ne peut pas aller où il veut ! Décidément ! Il décide de se venger en organisant une sorte de biennale dans une galerie, où il exposerait un dessin, donc celui pour le train, des sculptures, donc celles pour le chauffeur, etc.
Il créé des cartons d’invitation où il invite des gens pour son vernissage. C’est dans une galerie garnie de la Roche-sur-Yon. Les contrôleurs rentrent dans la galerie. Ils sont habillés d’une veste en croco noire. Ils ont une plume dans le derrière parce qu’ils ont l’air méchant. Puis ils regardent. Les œuvres sont exposées comme dans un musée mais avec le prix de chaque chose. Ils sourient :
« -Ça c’est un aller-retour en train !
-Ça c’est pareil en avion ! ah ! ah ! »
Une cloche sonne. C’est madame la galeriste qui fait applaudir le garçon qui présente sa démarche d’artiste. Alors chaque contrôleur, qui dessin, qui chanson, qui sculpture, qui poésie, achète l’œuvre pour la mettre sur sa cheminée.
mercredi 23 septembre 2009
Publicité jolie
Si d'aventure
vous préfériez
les méandres
aux lignes droites
Si la tentation
de quelques détours
photographiques
vous rongeait les sangs
Si vous avez du temps
et un peu d'envie devant vous
Si vous êtes curieux
aux entournures
Si
l'esthétique transcendantale
vous laisse aussi
coi que moi
Si le mékong
sait vous charmer
Si La Castel
vous évoque
une bière
Si vous n'êtes pas trop
éloigné de Nantes
Nous vous proposons
(entre autres choses)
de venir au festival
Goût et couleur
Ce week end
(samedi à partir de 18 heures et dimanche à partir de 12h)
Nous y présentons (nous = l'association kaïros)
des photos réalisées par des enfants/ados/ adultes
Camerounais, laotiens, cambodgiens et Vietnamiens
au cours de l'été 2005 (Cameroun) et de l'hiver 2006 (laos, Cambodge, vietnam)
Rendez vous à La carrière/ Onyx
à St herblain
Comment s'y rendre:
La Carrière
Rue du Docteur Boubé Saint Herblain bourg
Transports en commun : tramway ligne arrêt Bellevue. Bus 81 ou 91, arrêt Carrières. Voiture : périphérique ouest, sortie 31 porte de Saint Herblain, accès direct du rond-point.
Plus d'info sur leur site
http://www.onyx-culturel.org/
Nicolas
(petit barbu,
communiquant de la communication communiquante
aimant l'eau
les lacs
et le bambou
En attente d'une prochaine
errance)
aparté#6 (en attendant la suite)
Nicolas
mardi 22 septembre 2009
aparté#5
samedi 19 septembre 2009
L'histoire de Charate Bouzareife
Il était dans une cellule sans confort, avec juste un lit et le sol en béton armé. La petite ouverture sur l’extérieur qui servait de fenêtre donnait sur un sentier qui descendait de la Montagne Pelée. C’était un paysage bien vert ; de chaque côté du chemin, des petits taudis en taule ondulée où vivaient des gens pauvres. Et tout en bas, la ville.
Charate était le seul prisonnier présent sur l’île ce jour-là parce que les autres avaient bénéficié d’un plan de redressement sur l’île de la Guadeloupe : ils avaient été engagés pour nettoyer les dégâts causés par le cyclone Hugo qui n’avait pas touché la Martinique mais détruit la Guadeloupe. Malheureusement, le célèbre volcan martiniquais entra en éruption ce jour-là.
Les gens se mirent à courir en tous sens mais surtout vers le bas, vers la ville. La lave descendait du volcan, pareille une avalanche enflammée. Jusqu’à la ville, où ça a été la panique. Les gens qui avaient une voiture s’y sont précipités et très vite il y a eu des embouteillages importants et une cacophonie de klaxons et de cris. Les télévisions et les radios locales avaient ouvert des pages spéciale irruption volcanique mais très vite les journalistes et les équipes techniques désertèrent les studios pour s’enfuir eux aussi. Il y a des chanceux qui ont pris un hélicoptère ; depuis ces engins, ils ont été des témoins privilégiés de la catastrophe. Mais pas autant que Charate. La lave a recouvert toute l’île.
Tous les martiniquais présents ce jour maudit sur l’île ont péri, mais il y avait un homme qui n’avait pas pu s’enfuir. C’était notre héros, le bon Charate Bouzareife… Depuis sa cellule, il avait assisté au déversement de la lave ; il avait entendu les hurlements affolants et avait vu les gens paniqués et les enfants en pleurs. Et les vieillards pompéifiés, avalés vivants... Charate n’a pas éprouvé de plaisir au spectacle. Il l’a regardé d’un œil halluciné et impuissant.
Invité à s’exprimer sur les plateaux télé, Charate a répondu en envoyant des oursins par la poste. Alors, peu à peu, le public s’est désintéressé de cet énergumène. Charate Bouzareife vit aujourd’hui quelque part sur la Terre, dans un endroit tenu secret par un officier russe qui a souhaité garder l’anonymat (mais en fait Charate est en Argentine et il fait la lecture à Borges).
jeudi 10 septembre 2009
Aparté#4
Le corps
en
liquide
ci et là
perle
les gouttes
jamais ne cesse
l'écoulement
je surnage
dans
la
sueur
la voiture chappe de plomb
ajoute
de l'étouffement
à la chaleur
Niceaulas
PS :
tout va bien
disent les nigériens
en avril/mai
c'est pire....
courage à nceux qui restent.
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dimanche 6 septembre 2009
Aparté#3
Riz
sauce
arachide
matiné d'oeillades
L'estomac
s'emplit
plus que l'assiette
ne se vide
Mi repas / mi cachet
anti-palu oblige
qui me retourne chaque fois
Ne le supporte qu'en demi
dose
ose en corps
l'ingurgiter
Je cale
repus
la gamelle
au tiers vidé
Résolution
bonne ou non
absurde ou
Un mouvement
charidétestable
Demande un sac à Céline
vide le riz,
la sauce
les morceaux
plutôt donner que jeter
même à ces conditions
de passer après
l'homme qui
deux jours plus tôt
goutait le lait
à même le sol
l'aurait pris
Devant le restaurant
un enfant devant moi
le rituel de la pièce
N'ai rien d'autre à donner que ce sac
je lui propose
il le prend
il mangera mes restes
il mangera mes restes
il mangera mes restes
il mangera mes restes
plutôt donner que jeter
au moins il mangera
c'est con ?
Et cette saloperie de doxy qui m'agresse
les entrailles
bonne nuit
faute de mieux
un bisous aussi
Nicolas








